Les récits de l’Annonciation (Luc 1,26-33) et du songe de Joseph (Matthieu 1,18-21), séparés de neuf mois, révèlent une remarquable constance de la volonté divine : l’enfant à naître portera le nom de Jésus. À Marie comme à Joseph, Dieu donne une instruction claire, répétée et non négociable. Ce nom n’est ni le fruit d’un choix humain ni d’une tradition familiale, mais l’expression d’un dessein éternel.
Dans la Bible, nommer un enfant relève de l’autorité du père. En obéissant à l’ordre de l’ange et en donnant à l’enfant le nom de Jésus, Joseph inscrit légalement Jésus dans la lignée de David, accomplissant ainsi les promesses messianiques. Le nom « Jésus » (Yeshoua) signifie « l’Éternel sauve » : il correspond parfaitement à la mission du Christ. Jésus est à la fois le Roi promis et le Sauveur envoyé, non pour dominer par la force, mais pour sauver par la grâce. La royauté et la rédemption se rejoignent dans l’humilité et l’obéissance.
L’épisode de Zacharie et de Jean-Baptiste rappelle combien l’obéissance à la parole de Dieu est essentielle. Lorsque Zacharie écrit : « Son nom est Jean », il retrouve la parole perdue. Cette parenthèse souligne une vérité spirituelle forte : l’obéissance restaure, elle remet l’être humain sur le bon chemin et conduit à la paix intérieure. À l’aube d’une nouvelle année, chacun est ainsi appelé à renoncer à toute forme de désobéissance et à marcher dans la vérité.
Si le nom de Jésus est universellement connu, sa personne demeure pourtant souvent méconnue. Beaucoup se contentent d’un Jésus idéalisé, culturel ou inoffensif, loin du Christ révélé par les Évangiles. Or Jésus ne se découvre ni dans les projections humaines ni dans les traditions figées, mais dans une relation vivante nourrie par l’Écriture et la prière. Le connaître, ce n’est pas seulement savoir qui il est, mais marcher avec Lui.
Le nom de Jésus accompagne le croyant en toute circonstance : dans la louange, dans la détresse, dans le combat spirituel et jusque dans l’heure de la mort. Il n’est ni un talisman ni une formule magique, mais une autorité donnée à ceux qui vivent en communion avec lui.
Enfin, l’Écriture affirme que Jésus a reçu « le nom qui est au-dessus de tout nom » et qu’il est le seul nom donné aux hommes pour le salut. Un jour, toute créature reconnaîtra sa seigneurie. Aujourd’hui encore, chacun est invité à le faire librement, par la foi, pour la gloire de Dieu le Père.