L’Église n’existe pas d’abord pour remplir des salles, organiser des programmes ou multiplier des activités. Elle existe pour répondre à l’appel clair de Jésus : « Faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19). Cette parole n’est pas une option ni une vision secondaire, elle est le cœur même de la mission de l’Église.

Jésus n’a jamais demandé de produire des foules, mais de former des disciples. Et pas n’importe quels disciples : des disciples qui font des disciples. La différence est essentielle. L’addition peut produire de la croissance, mais seule la multiplication engendre un mouvement durable dans le Royaume de Dieu. Un disciple n’est pas simplement quelqu’un qui croit. La foi authentique s’exprime dans l’action. On peut être croyant, pratiquant… sans pour autant être un disciple reproducteur. Suivre Jésus intentionnellement, porter du fruit visible et durable, investir dans la vie d’autres personnes et transmettre ce que l’on vit : voilà les marques d’un disciple selon le cœur de Dieu.

Jésus lui-même nous donne le modèle. Il attirait les foules, mais Il investissait profondément dans les douze. Les foules consommaient, les disciples se laissaient transformer et envoyer. Aujourd’hui encore, le défi de l’Église n’est pas le manque de chrétiens, mais le manque de disciples reproducteurs.
L’apôtre Paul exprime cette culture de multiplication avec force dans 2 Timothée 2.2 : « Ce que tu as entendu de moi, confie-le à des hommes fidèles, capables de l’enseigner aussi à d’autres. » En un seul verset, quatre générations spirituelles apparaissent. Ce n’est pas une méthode, c’est un ADN.

Le discipulat est relationnel avant d’être structurel. Il ne repose pas sur des événements, mais sur des relations. Il ne transmet pas seulement un savoir, mais une vie. « Soyez mes imitateurs, comme je le suis de Christ », dira Paul. Un disciple qui ne se reproduit pas finit par stagner, mais un disciple qui se reproduit reste vivant et fécond.

Dieu ne cherche pas des experts, mais des catalyseurs. Des hommes et des femmes disponibles, ordinaires, mais porteurs d’un ADN extraordinaire. C’est ainsi qu’en Actes 19, toute une région entend la Parole en peu de temps : non par de grands événements, mais par des disciples envoyés.

L’appel est clair et concret. Cette semaine, prions pour que Dieu nous montre une personne dans laquelle investir. Identifions-la. Puis marchons avec elle intentionnellement, partageant la Parole, la prière, la vie et la mission. Pas besoin d’être parfait, seulement fidèle et disponible.

La vraie question reste celle-ci : dans six mois, qui marchera plus près de Jésus grâce à toi ?
Nous sommes appelés à multiplier Son Royaume !

Philip Alcock

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